Le Smart Charging

Les contraintes de recharge des véhicules électriques sont pour l’instant assez basiques. Ce qui compte le plus pour les utilisateurs, c’est comme pour le véhicule thermique, ne pas tomber en « panne sèche ».

Aujourd’hui, selon des niveaux d’autonomie contrastés, le conducteur de véhicule électrique programme ses trajets et ses recharges selon le seul critère du niveau de batterie nécessaire.

Mais si l’utilisateur du véhicule souhaite souscrire à des offres de fourniture d’électricité qui propose des tarifs d’électricité préférentiels à certaines heures, dans l’optique d’éviter la recharge en début de soirée où les pics de consommation électrique sont les plus élevés. Ou dans le cas où le conducteur aurait besoin d’une recharge accélérée sur une station de charge qui comporte 4 points de recharge dont 3 déjà occupés, et donc avec une puissance disponible de la station limitée, comment va se passer son expérience client. En considérant qu’aujourd’hui les véhicules électriques sont pour la plupart uniquement capables de se charger aux bornes, demain, les nouveaux modèles pourront également jouer le rôle de stockage mobile et se « décharger » pour alimenter le réseau électrique de proximité (l’électron allant toujours au plus près). Pourquoi pas alors offrir de la flexibilité à l’opérateur du réseau électrique en cas de forte demande…

On le voit, le besoin de recourir à des systèmes de charge plus complexes, plus intelligents va devenir nécessaire dès lors que le parc de véhicules électriques va grossir et que l’expérience utilisateur augmentera la demande de nouvelles fonctionnalités.

Ces systèmes devront gérer le chargement ou le déchargement selon un timing, une vitesse et une méthode de chargement (charge/décharge) qui répondra dynamiquement aux préférences du conducteur et aux conditions du marché, comme par exemple favoriser le recours aux énergies renouvelables.

Ces solutions sont d’ores et déjà baptisée : systèmes de smart charging. A l’heure actuelle, elles sont en cours de développement et le modèle d’affaires adéquat pour ceux qui les proposeront n’est pas encore affirmé. Quelques questions non résolues se posent d’ailleurs encore : quelle motivation pour l’utilisateur de véhicule électrique, également producteur de sa propre énergie, de consommer celle-ci pour ses recharges plutôt que de la revendre ; comment récompenser la capacité de stockage du véhicule électrique pour pallier les pics de consommation en local ; quelles taxes électricité seront appliquées sur les flux échangés …

Please follow and like us:
error0